Les teintures permanentes pour cheveux contiennent trop de substances douteuses. Aujourd’hui, elles font partie de l’arsenal des produits de beauté féminins et de plus en plus masculins, on peut les utiliser chez soi ou chez le coiffeur. Leur succès fait les beaux jours de l’industrie des cométiques: quotidiennement, en France, on vend environ 225 000 produits de coloration capillaire.
Les teintures permanentes sont composés d’une base colorante, un révélateur et un soin nutritif. Parce que c’est un produit chimique, la teinture fragilise les cheveux, et peut avoir des effets indésirables: les allergies et les dermatoses chez les professionnels en témoignent.
Toutes les teintures permanentes représentes un danger potentiel pour l’utilisateur. A l’instar du tabac ou de l’alcool, la teinture permanente et à répétition peut nuire gravement à la santé. Plusieurs études l’ont démontré, en 2001 une équipe d’épidémiologistes américains montrait une augmentation du risque du cancer de la vessie chez les utilisatrices régulières de colorations capillaires permanentes. En 2004, une autre équipe américaine a mis en évidence une augmentation du risque de cancer des ganglions lymphatiques chez les femmes qui avaient commencé leurs colorations avant 1980, chez celles qui utilisaient les colorations les plus foncées depuis plus de 25 ans et chez celles qui avaient fait plus de 200 applications. En revanche, ces chercheurs ne relèvent aucune augmentation du même risque chez les femmes qui ont commencé l’utilisation des teintures dans les années 1980. On ignore si ce résultat provient d’un changement de composition des teintures ou si c’est parce que les utilisatrices récentes n’ont pas encore développé de cancer.
Un autre épidémiologiste américain, a trouvé une hausse du risque de leucémie aiguë chez les utilisatrices de teintures depuis au moins quinze ans et une augmentation plus importante de ce risque lorsqu’elle sont appliquées plus de six fois dans l’année. Ces résultats ont été contredits en 2005, par une équipe italienne de recherche en pharmacologie.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que rien n’est encore clair. Toutefois c’est une question de terrain individuel (alcool, tabac, allergies, facteurs génétiques, etc.) et de circonstances (environnement, alimentation).