Il existe huit genres de tatous et une vingtaine d’espèces. Ces mammifères sympathiques vivent en Amérique tropicale. Au Texas où le tatou a été implanté, il est devenu un animal fétiche.
Les tatous possèdent au minimum 7 dents par demi-machoîre. Les tatous géants en possèdent jusqu’à 100.
En réalité, seuls les pangolins et les fourmiliers ne possèdent pas de dents. C’est le zoologiste Cuvier qui a regroupé, au 19e siècle, ces mammifères pourtant très différents dans l’ordre des Edentés.
Les pattes du tatou sont courtes et robustes, notamment ses pattes antérieures terminées par de puissantes griffes.
Selon les espèces, elles forment soit des ceintures successives séparées par des replis cutanés souples, comme chez le tatou géant ; soit deux boucliers, l’un protégeant les épaules, l’autre les hanches, et séparé par des bandes d’écailles en nombre variable.
Tout en trottinant, le tatou explore son environnement nez au sol. C’est grâce à son flair qu’il détecte les insectes jusqu’à 20 cm sous terre.
Il commence alors à gratter à l’aide de ses griffes antérieures et se sert de son museau comme outil de forage.
Ses pattes postérieures sont employées au déblaiement de la terre.
Le tatou peut alors sortir sa langue en forme de vermicelle. Cet appendice, très long, est enduit d’une substance visqueuse.
En un seul repas, un tatou peut absorber près de 40 000 fourmis.
Au Texas, le tatou à neuf bandes est le seul mammifère à pouvoir s'attaquer à la dangereuse fourmi de feu (Solenopsis invicta). Il gobe autant de larves qu'il peut avant que les piqûres ne deviennent trop douloureuses.
Pour creuser sans absorber de terre, le tatou peut retenir sa respiration pendant près de 6 minutes.
En dehors des insectes, le tatou mange des fruits sauvages, des champignons mais aussi des petits invertébrés et des petits reptiles.
On a rapporté plusieurs cas de tatous se nourrissant de cadavres d’animaux. Mais, on ne sait pas si ce comportement nécrophage est lié à une alimentation carnivore ou s’ils recherchent les larves qui se développent dans les corps en décomposition.
Cependant, les tatous ont la réputation de « pilleurs de tombes ». Les villageois sud-américains n’aiment pas beaucoup les voir rôder près de leurs cimetières.
Bien qu’indépendant, les tatous ne font preuve d’aucune agressivité envers les autres individus. Cependant, en général, les mâles défendent leur terrier, leurs sources de nourriture et leur femelle contre les autres mâles.
Certaines espèces sont plus sociables que d’autres, comme le tatou à trois bandes du Sud, qui peut partager le même terrier avec une dizaine de congénères.
Les deux espèces du genre Tolypeutes, les tatous à trois bandes du Sud et du Brésil, sont les seuls capables d’adopter cette posture de défense.
On les surnomme « tatou-orange » ou encore « petite boule » car ils peuvent s’enrouler sur eux-mêmes.
La viande de tatou est toujours consommée de nos jours. Le tatou géant (Priodontes maximus) souffre particulièrement de la chasse. Il a d’ailleurs presque entièrement disparu du Brésil et des forêts du Surinam.
Le défrichement croissant accélère la destruction de leur habitat. A tout cela, se rajoute l’exploitation de leur carapace, notamment pour fabriquer des paniers et des mandolines pour les touristes.
Ce commerce est très actif aux Etats-Unis où le tatou est devenu l’emblème officiel du Texas.
Seul le tatou à neuf bandes ne pâtit pas des dérapages humains. Son habitat s’est même étendu sur les 100
Sur ce ! ... à la tienne mon vieux tatou ...